Chiens

De Survival Wiki.

Ebauche
Cet article est une ébauche à compléter, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.
Introduction

Sommaire

a venir

 

En matière de survie à long terme il est bien souvent indispensable de s’associer les services d’animaux. Pour se nourrir on élèvera des poules et des lapins, pour tracter de lourdes charges et pour se déplacer des chevaux ou des rennes… Une des espèces animales les plus proches de l’homme et les plus polyvalentes est le chien.

On le retrouve pour la chasse, la conduite de troupeau, la garde, le transport et bien sûr la compagnie. Nous ne nous attarderons pas sur le rôle de « compagnon » du chien mais il ne faudrait pas le négliger. Il est facile de sourire en pensant à cette idée mais c’est oublier que la plupart d’entre nous vivent en société. En condition de vie autarcique, la solitude peut devenir très pesante et la présence même d’un animal est un soulagement.

Dans le choix du chien, il faudra préférer un chien polyvalent à une race ultra spécialisée : cette dernière sera plus performante dans un domaine, mais la survie sous-entend de maîtriser plusieurs techniques. Si l’on prend l’exemple du dogue du Tibet, considéré comme une des plus anciennes races, il est utilisé pour le travail sur troupeau (chèvres souvent), il est aussi un excellent gardien et, vu sa masse, pourra sans problème tracter un certains poids. Autre point, on parlera ici de race de chien par simplicité mais un bâtard ou corniaud pourrait s’avérer lui aussi performant et souvent moins fragile, à condition d’être sélectionné intelligemment.

Le chien

avoir un chien

alimentation

les chiens il faut les nourrir matins et soir lorsqu'ils sont plutot de gros gabarits pour éviter un retournement d'estomac. Celui ci peut être provoqués par une forte activité du chien pendant la période de digestion (3h après le repas) Cependant beaucoup de maître chien ne nourissent leur chien qu'une seul fois par jour et de préférence le matin en rentrant du travail, le chien ayant faim il sera beaucoup plus sensible et attentif à son environnement durant la nuit et en cas d'intervention il ne risquera pas de se faire un retournement d'estomac ce qui n'est pas négligeable en situation de survie.

couchage

Le chien est avant tout un animal avec des sensibilités olfactives, auditives bien supérieur à nous et dotté d'un réel sens de propriété. En situation de survie, à moins que le chien nous apporte un besoin moral non négligeable comme la présence d'un ami il est vraiment conseillé de le faire dormir dehors à un endroit où vous pouvez l'entendre et où il ne vous voit pas! j'insiste là dessus car le chien vit dans une meute et si c'es vous le patron il se dira que celui qui doit s'occuper de la sécurité pendant la nuit et bien... c'est le patron! alors que si vous le laissez seul il va devoir réveiller ses instincts de garde animal et vous aurez vraiment des surprises quand au changement de son caractère. Evidemment, le caractère et la race jouent sur les différents individus mais c'est un principe générale souvent vérifiés. Il est aussi préférable que le chien s'ennuie pendant la nuit, je sais c'est notre toutou on voudrait qu'il soit heureux etc mais tout ceci n'est qu'un transfert de ce que l'on voudrait pour nous à notre chien et en situation de survie si le chien est avec son jouet en train de dormir dans sa niche il sera beaucoup moins performant que si un rien le réveil et qu'il a un nouveau "jeu" celui de s'occuper de sa propriété et par la même de notre sécurité.

besoin social

éducation

reproduction

choix d'un chiot

situation de crise

santé

maladie

blessure

gestes d'urgences

muselière de fortune

Extrait de Carcajou N°1, le trimestriel gratuit du Centre d'Etude et d'Enseignement des Techniques de Survie (CEET's)

Par Marc Launay

Un animal frappé par une voiture peut avoir l'air tout à fait innofensif et mordre celui qui lui porte assistance. Aussi il est utile de museler un chien lorsqu'il est bléssé ou inconnu. Mais rare sont les personnes a se promener avec une muselière dans la poche. Voilà une méthode simple pour réaliser une muselière avec de la paracorde, une cravate, un lacet (comme ici) ou n'importe quel bout de ficelle assez long et solide.

Important : il faut être très prudent lorsque l'on musèle un chien brachycéphale (boxer, bulldog...). Ils souffrent très fréquemment de problèmes respiratoires ou cardiaques en raison de leur anatomie.

chien perdu : que faire ?

Le chien comme assistant de vie ou survie

Mise en garde

Un chien n’est pas un « Bug Out Bag » qu’on laisse au garage en attendant le jour où, peut-être, il servira. Prendre un chien, c’est s’engager sur 15 ans ou plus. S’engager à le sortir — et tout chien à besoin de se dépenser quotidiennement ; s’engager à le nourrir ; s’engager à le soigner ; et s’engager à lui procurer de l’affection : un chien est un animal social. Dans le choix, il faudra être responsable, on ne prend pas un chien parce qu’il est mignon : un Huskie est un chien de meute qui souffrira s’il est seul et s’il ne travaille pas (traction), un Border Collie est un chien extrêmement énergique qui nécessite plusieurs heures d’attention et d'activité physique et psychique par jour…

Tout chien a besoin d’être éduqué : une éducation de base (le gentil labrador reste chiot très longtemps et peut causer de graves dégâts quand il est seul et il est systématiquement sur les listes des chiens causant des blessures par morsure et cela par défaut d'éducation) et éventuellement un entraînement spécialisé : l’instinct se travaille et n’espérez pas en prenant un terrier qu’il vous ramènera un lapin prêt a cuire !!

Des milliers de chiens victimes de l’Homme attendent en refuge, pensez à eux aussi.

Chien pour la chasse

Chasse à l'arc avec un chien d'ours de Carélie
Épagneul ramenant un appât
Terrier en plein travail

Voilà une présentation succincte des différents « usages » du chien qu’on rencontre actuellement pour la chasse.

Rapporteur 
il a deux rôles : trouver la proie que le chasseur a abattue, et la lui ramener. Il travaille aussi dans l’eau.
Chien d’arrêt 
il cherche la proie et quand il l’a trouvée, il « pointe » c'est-à-dire qu’il marque l’endroit. Le chasseur doit alors lever le gibier et l’abattre.
Chien leveur 
il court devant son maître en zigzag et lève les proies ; une fois que le chasseur a abattu le gibier, il lui rapporte.
Chien courant 
il piste la proie, le plus souvent en meute. On en trouve de toute taille, du plus petit pour les battues au plus gros pour les chasses à courre.
Chien de rouge 
utilisé pour la recherche au sang, il poursuit les proies blessées, même si la piste a deux jours.
Terrier 
utilisé pour la vénerie sous terre. Les chiens sont lâchés à l’entrée d’un terrier et ensuite suivis à l’oreille. Quand ils parviennent à acculer leur proie au fond du terrier le « déterreur » entre en action et capture l’animal.

La vénerie

Il s'agit de la chasse avec des chiens uniquement. Une meute de chien poursuit la proie pour l'épuiser. On n’emploie pas d’arme, si ce n’est un poignard pour l'achever. On distingue la grande vénerie (chasse à courre) qui se pratique à cheval, et la petite vénerie qui se pratique à pied et nécessite une grande endurance du chasseur pour suivre sa meute.

Chien pour la conduite du bétail

Border collie rassemblant des brebis

Il n’est pas évident de parler d’un sujet assez précis quand on n’en a qu’une vue lointaine.

Avoir un ou plusieurs chiens pour conduire ses bêtes, c’est économiser ses forces et son temps. On peut penser que l’apprentissage est particulièrement difficile mais des stages d’initiation sont proposés en une semaine : ce n’est qu’une base, mais avec de la patience et du travail il doit être possible d’atteindre de bons résultats.

Les chiens sont employés pour la plupart des animaux d’élevage (pour ne pas dire tous), cela va des volatiles aux chevaux en passant par les classiques brebis.

Chien pour la garde

Berger d'Anatolie protégeant un troupeau en Turquie

Quels sont les dangers que l’on peut rencontrer si l’on vit en pleine nature ? La faune sauvage évidemment, et peut-être un humain malintentionné. Dans ce contexte, le chien sera surtout employé pour protéger l’habitat ou un troupeau.

Il est un atout pour trois raisons :

  • il dissuade en répandant ses odeurs (urines) qui suffiront à faire fuir la plupart des prédateurs ;
  • il alerte par ses aboiements ;
  • et enfin il défend en attaquant directement l’animal.

On s’aperçoit que ce rôle n’a pas besoin d’être tenu par un chien particulier. Il sera plus profitable qu’un ou plusieurs chiens employés à d’autres tâches remplissent celle-là aussi. D’autant que la garde est un comportement naturel chez la plupart des chiens. À titre d’exemples, on peut citer le dogue du Tibet (déjà évoqué) qui sert tout à la fois à la conduite du troupeau et à sa protection, ou bon nombre de terriers qui sont d’infatigables chasseurs, qui attaqueront avec une bravoure inconsciente les prédateurs et se montreront méfiants avec des humains inconnus.

Il existe actuellement des disciplines pour entraîner les chiens à l’attaque (le mordant par exemple). Dans le contexte de l’autosuffisance on peut se demander si le rapport énergie dépensée – utilité pour la survie est intéressant, rien n’est moins sûr.

dresser son chien a la garde

Chien pour le transport

Pour le transport par chien, par traction, il faut connaître le nombre de chiens dont on a besoin et leur puissance.

Chien seul

Croisée border collie et sac de bât
Sac à dos ou sac de bât 
le principe est dans la terminologie : à l’instar d’un âne, on place un sac avec des poches sur les flancs du chien. Le chien peut transporter 30% de son poids (sauf besoin exceptionnel il vaut mieux pour préserver le chien se limiter à 20% de son poids), ce qui n’est pas négligeable quand l’on est soi-même fortement chargé. Ce principe a beaucoup été utilisé durant la première guerre mondiale, le chien transportant le courrier ou du matériel médical.
Charrette à chien ou chariot à chien 
un chien suffisamment grand et fort pourra tout à fait être attelé à une charrette adaptée. Il s’avérera très utile pour transporter des charges moyennes, comme une récolte dans un potager, des stères de bois ou des enfants.

Meute de chiens

Samoyède

Le traîneau à chiens est d’abord prévu pour la neige et la glace, mais il existe pour terrain sec des traîneaux à roulettes.

Tracter un traîneau est à la portée de n’importe quel chien, mais pour que ce soit efficace il faut qu’il soit suffisamment fort et endurant pour supporter cette charge longtemps. Il va sans dire qu’il doit aussi être adapté au climat, et enfin il faut qu’il aime ça (sinon vous allez vous épuiser à le stimuler). Dans ce domaine il y a des champions reconnus, des chiens nordiques. Ce sont des chiens de meute qui ne seront heureux qu’avec leurs congénères, à part le samoyède qui souffrira s’il n’a pas en plus des contacts avec l’homme :

Le samoyède 
à mon avis le plus adapté à la vie en autarcie, sa morphologie compacte (51 à 60cm pour 17 à 30kg) en fait un chien puissant et endurant mais peu rapide. Il a besoin pour être bien des attentions de l’homme, il s’avère être bon chasseur et gardien de troupeau. Un assistant de grande qualité pour l’homme !
Le malamut 
très massif, c’est le plus grand des chiens de traîneau (58 à 63cm pour 30 à 50kg), une morphologie qui lui confère une grande puissance, utilisée pour tracter de lourdes charges, mais qui limite sa vitesse.
Le groenlandais 
c’est un chien qui permet d’avoir une meute équilibrée car on en trouve des puissants et des plus légers (au moins 50cm et 25 à 45kg). Par contre ce sont des chiens très durs.
Le husky 
rapide et endurant, il y perd en puissance de traction. Longiligne (50,5 à 60cm pour 15,5 à 28kg), il adore tracter.
L’alaskan 
sélectionné pour la course, il répond à des besoins de vitesse et de résistance au climat. C’est aussi un chien assez fin, aux formes marquées qui à un caractère très prononcé. Il n’y a pas de standard pour cette race.

Les différents attelages

Tandem simple ou attelage indien 
les chiens sont les uns derrière les autres, c’est le plus pratique pour les chemins étroits.

Image:Indien.jpg

Tandem double ou musher 
les chiens sont deux par deux (il arrive souvent qu’un chien soit seul dans l’attelage). Le plus utilisé aujourd’hui entre autre pour les courses.

Image:Musher.jpg

L’attelage en éventail ou Inuit 
chaque chien est attaché directement au traîneau. Ce système fait perdre un peu de puissance mais si un chien tombe dans une des crevasses de la banquise les autres ne sont pas entraînés.

Image:Inuit.jpg


survivre face à un chien

Chiens errants, chiens de berger... Comment bien agir & réagir ?

Extrait de Carcajou N°1, le trimestriel gratuit du Centre d'Etude et d'Enseignement des Techniques de Survie (CEET's)

Par Marc Launay

Du caniche nain de la grand-mère au rottweiler, en passant par le gentil labrador, tous les chiens sans exception font partie de l'espèce canis lupus, tout comme les chiens sauvages et les loups. Ils partagent des instincts de chasse, le sens de la meute, la défense du territoire... Ils sont plus ou moins marqués en fonction des sélections faites par l'homme, mais il n'existe pas plus de race dangereuse que de race inoffensive. Les races dites dangereuses (chiens de 1ère et 2e catégorie) sont une création qui regroupe des races ou assimilées de chiens qui ont eu le malheur d'attirer l'attention de personnes malveillantes. Si l'on s'en réfère aux différentes statistiques sur les morsures, ces chiens ne mordent pas plus que leurs congénères. Ce qui fait leur différence c'est leur puissance hors norme. Mais il n'y a pas non plus de race inoffensive. Cette croyance a entraîné et entraîne encore de nombreuses morsures. Il n'est pas exagéré d'affirmer que le chien est l'animal le plus dangereux de l'hexagone au vu de l'importance de sa population et du manque de connaissances de certains propriétaires.


Comprendre la morsure.

Une meilleure connaissance du chien et des réactions appropriées permet de désamorcer presque toutes les situations à risques. Pour cela il faut pouvoir communiquer avec lui, autrement dit comprendre les informations qu'il envoie et pouvoir à son tour lui en donner. Comprendre le chien passe par la connaissance des principales causes de morsures ainsi que des bases du langage canin.

Les raisons qui amènent un chien à mordre ne sont pas exactement les mêmes selon que l'on côtoie l'animal (son animal ou celui d'un proche) ou qu'il nous soit totalement inconnu.

chien connu

Les morsures d'un chien connu sont plus faciles à prévenir et paradoxalement elles sont plus nombreuses. En devenant propriétaire d'un chien, on devient responsable de son éducation et de sa socialisation, on doit au minimum s'assurer qu'il ne causera pas d'accident. Il existe une littérature fournie, des forums de discussion, des clubs et des professionnels en grand nombre qui pourront apporter à un propriétaire de chien tout le savoir-faire nécessaire. Si l'on côtoie le chien d'un proche, il y a quelques règles simples à connaître qui devraient être enseignées aux premières victimes de morsures : les enfants (cf. encart). Ces règles sont tout aussi valables pour les adultes, elles ont pour but d'éviter de se mettre dans des situations accidentogènes.

La première de ces situations est celle du chien surpris : brutalement réveillé ou approché dans son dos, il peut mordre dans un réflexe de défense. Dans ce cas, le chien comprend aussitôt son erreur et relâche sa prise. Cette morsure brève et violente cause souvent des blessures peu visibles en apparence mais profondes. Le deuxième cas « classique » est celui du jeune chien, énervé par le jeu, qui saisit trop violemment un mollet ou saute au visage. Vient ensuite le chien exaspéré, que ce soit parce qu'on le suit partout ou qu'on le caresse sans arrêt, il peut mordre pour qu'on le laisse en paix. Enfin une situation particulièrement dangereuse, celle d'un chien avec un problème de hiérarchie. L'animal peut mordre pour affirmer sa propriété ou pour sanctionner une remise en cause de son autorité. Ce peut être un enfant qui passe dans « son » couloir ou le maître qui veut s'asseoir sur « son » canapé ! Un tel chien, dominant et sûr de lui, aura plus tendance à maintenir sa morsure.

Certains facteurs augmentent les risques, ainsi un animal blessé ou traumatisé pourra mordre même son maître. Un vieux chien ou un chien malade verra sa patience diminuée (morsure d'exaspération). La présence d'une femelle en chaleur ou les chaleurs elles-mêmes (particulièrement les premières) énervent les chiens. Reste le cas, un peu à part, d'une femelle avec ses chiots, certaines chiennes ne supportent pas que l'on cherche à toucher leurs petits.

chien inconnu

Les causes de morsures d'un animal inconnu sont généralement liées à la prédation ou à la protection. Il est toujours utile de rappeler que le chien est un prédateur carnivore. Lorsqu'un cycliste passe, qu'un enfant court, il peut y voir une proie et avoir un réflexe de chasseur. Pour le chien, cet acte est le plus souvent un jeu, seul un animal particulièrement excité (jeune chien) ou déséquilibré poursuivra son attaque après avoir pris conscience du caractère humain de sa proie. La seconde est tout aussi naturelle, le chien est un animal de territoire et il se fiche de la propriété privée au sens humain. Ainsi un chemin public peut être un territoire canin. La protection peut aussi s'exercer sur la meute, sur une charogne ou sur des chiots. Mais également sur des brebis lorsque l'on a affaire à des chiens de protection de troupeaux. Ces chiens de travail sont nés et sélectionnés dans le but de protéger le bétail. Grâce à leur gabarit, ils fonctionnent essentiellement à l'intimidation, néanmoins si une personne leur semble dangereuse pour le troupeau (attitude agressive, acte de courir...) la morsure est possible. Si l'on croise un troupeau, il faut donc garder une attitude neutre, laisser le chien vous inspecter, et éviter le troupeau, quitte à faire demi-tour. Si l'on est accompagné d'un chien, il faut l'attacher et le garder près de soi. Les patous français se montreront sans doute moins agressifs que certains chiens de protection dans des régions moins visitées, on peut citer à titre d'exemple les dogues qui protègent les yourtes mongoles qui ont plutôt une réputation de gardiens intraitables.

D'autres situations peuvent expliquer une morsure. Le chien peureux, comme n'importe quel animal se sentant menacé, est dangereux. Il faut éviter de le coincer et ne pas forcer le contact. Reste le cas très médiatique des chiens conditionnés à l'attaque ou présentant des problèmes mentaux. Ces animaux sont obtenus à force de reproductions irresponsables, de mauvais traitements ou de privations (voire d'un cocktail des trois). Malheureusement, il arrive que ces chiens présentent également des troubles de la communication qui rendent les attaques difficilement prévisibles, voire complètement inattendues. Il faut donc repérer les animaux dont l'attitude est anormale. Ce peut être un regard fixe sur le vide, une tête qui dodeline... Heureusement de tels animaux sont très rares.

les meutes

Un dernier point sur les meutes. Les causes d'attaques sont les mêmes que pour un chien isolé, la défense du territoire étant la plus commune. En revanche elles sont plus susceptibles de passer à l'attaque. L'esprit de compétition étant très présent, le dominant peut adopter une attitude téméraire. Évidemment ils se sentiront plus fort en groupe, et de fait ils le sont !

Pour terminer sur les causes de morsures, il faut savoir qu'un chien préférera presque toujours l'intimidation à l'attaque. Comprendre le langage du chien et savoir le rassurer est de loin le meilleur moyen de désamorcer une situation tendue.


Comprendre le langage du chien.

La connaissance des causes d'une morsure est importante, encore faut-il pouvoir déterminer laquelle motive le chien. Pour cela on peut s'appuyer sur le contexte et les informations que donne l'animal.

le contexte

Par contexte, il faut comprendre le lieu, votre activité et l'état du chien. Ainsi un chien agressif aux abords d'une ferme aura plus de chance de défendre son territoire qu'au milieu d'un bois (protection). Si vous faites du ski de fond, votre matériel pourrait surprendre un chien (peur/prédation). Si enfin vous croisez un chien très amaigri, il pourrait être perdu (peur). Il n'est pas possible de faire une liste exhaustive de ces éléments, il s'agit avant tout de faire preuve de bon sens, en ne perdant pas de vue que ce qui peut être anodin pour l'homme ne l'est pas forcément pour le chien. Parfois un simple sac en plastique qui se balance à un sac à dos ou un chapeau peuvent déclencher une réaction d'inquiétude chez un chien.

le chien

Le plus grand nombre d'information viendra de l'animal. Il y a différents degrés d'agressivité et différents degrés d'assurance. Le langage corporel du chien donne toutes les clés nécessaires pour adapter son attitude aux attentes du chien. Comme tout langage il y a des subtilités, on ne peut donc s'appuyer sur un élément unique pour en tirer des conclusions. En revanche, on peut dire que les oreilles en arrière signifient plutôt la soumission ou la peur. Si l'on ajoute que le chien a le regard fuyant, la queue basse, qu'il a les babines légèrement retroussées, le poil du dos légèrement hérissé et enfin qu'il grogne, on peut en déduire que c'est un chien qui a peur et refuse le contact ; pour peu qu'il ne vous barre pas la route, il suffit de le croiser en le gardant à l’œil et en lui parlant calmement.

Les points d'informations à connaître chez le chien sont :

La face :
  • Les oreilles : vers l'arrière, elles signifient peur ou soumission, et bien hautes elles signifient l'assurance.
  • Les yeux : un regard fixe est un signe d'intimidation, un regard fuyant avec des petits coups d’œil est un signe de peur ou de soumission.
  • Les babines : non retroussées signifient l'absence d'agressivité, légèrement retroussées elles signifient plutôt la peur, retroussées au maximum elles indiquent une forte agressivité.
Le dos, ou plutôt le poil :

Un chien qui cherche à intimider va gonfler son poil pour se donner du volume. Un chien méfiant aura une crête légèrement gonflée. Un chien prêt à se défendre se gonflera au maximum. Un chien sûr de lui ne gonflera pas forcément son pelage.

La queue :

Bien dressée au-dessus de lui avec un balayage régulier est un signe d'assurance, un chien sûr de lui n'est pas forcément un chien agressif. À mi-hauteur c'est un signe de neutralité, si en plus elle remue franchement c'est un signe amical. La queue basse est un signe de méfiance, entre les cuisses, elle signifie la peur et la soumission. À noter qu'avant une attaque, souvent la queue se fige et redescend un peu.

La voix :

Bien que ce soit parfois impressionnant, l'aboiement est un signe neutre ou d'intimidation. Il peut signifier « je t'ai vu », « qui va là ? » ou « ne t'approche pas ». Ce n'est qu'un indice parmi d'autres. En cas d'attaque, on peut s'attendre à un grognement ou un aboiement étouffé et rauque, rien à voir avec un aboiement franc.

L'attitude générale :

Un chien qui avance droit sur vous n'a pas peur. S'il vient vers vous mais pas en ligne droite, c'est qu'il est inquiet ou soumi. Si enfin il se détourne de vous c'est qu'il vous craint, attention à l'avoir toujours en vue, il pourrait vous attaquer par derrière.

simulation d'attaque

Le signe d'intimidation ultime est la simulation d'attaque. Le chien à ras de terre fonce sur vous en grognant ou aboyant et arrête son attaque au dernier moment. Si vous avez gardé une attitude calme jusque-là c'est probablement que le chien protège quelque chose (territoire, maître...).


Ce qu'il faut faire et ne pas faire.

Lors d'une rencontre avec un chien agressif, l'objectif est de lui envoyer un double message : « Je ne suis pas hostile mais je n'ai pas peur ».

Ce qu'il faut faire

La première chose à faire est de s'arrêter et de chercher à se protéger en mettant son vélo, un sac entre le chien et soi. Le plus important est d'agir sans geste brusque, sans crier. Ensuite il faut lui parler, calmement et avec assurance. Vous adapterez ensuite votre réaction en fonction du chien. Face à un chien amical ou neutre mais qui aboie, il suffit de se présenter à lui. Le chien se calmera après avoir fait connaissance.

Face à un chien peureux ou peu sûr de lui, il importe de le rassurer. S'abaisser pour être moins intimidant. Si le chien refuse le contact (il réagit en aboyant par exemple), inutile de le provoquer. Il suffit de passer son chemin en le surveillant du coin de l’œil.

Face à un chien sûr de lui et agressif, il faut agir doucement. Il faut lui parler en permanence et reculer lentement. Plus on adopte une attitude calme et régulière, moins l'animal se sentira menacé. Il faut tout de même envisager de devoir se défendre en enroulant un manteau autour de son bras par exemple. On peut également ramasser un bâton solide, mais certains chiens « dressés » au bâton l'identifieront immédiatement comme une arme et pourront déclencher une attaque. S'il va jusqu'à simuler une charge (ou plusieurs), il faut s'immobiliser et hurler « NON ! » avec un ton aussi ferme que possible. Entre deux fausses attaques, il faut continuer à parler calmement et reculer. Cela peut paraître étrange mais un chien qui simule une attaque est encore dans une phase d'intimidation, ce qui signifie qu'il n'est pas assez sûr de lui pour aller au contact. S'agissant d'un prédateur opportuniste, s'il craint que vous ne soyez dangereux il n'osera pas attaquer, d'où l'importance de rester calme et sûr de soi (au moins en apparence). À force de reculer, le chien abandonnera, que l'on soit assez loin de ce qu'il protège ou qu'il se lasse.

Face à une meute, il faut en plus surveiller ses arrières et ses côtés. Il est important, tout en reculant, d'envisager une protection pour son dos (un mur, un arbre...). Il faut tâcher de repérer le dominant, généralement il rabroue ses dominés, il a plus d'assurance que les autres (queue haute, oreilles dressées...). Ce n'est pas forcément le plus agressif.

Ce qu'il ne faut pas faire

Certains comportements sont à proscrire. En premier lieu il ne faut pas s'enfuir en courant, le chien est plus rapide et risque de déclencher une attaque de prédation. Si l'on a peur des chiens, il ne faut pas se cacher à l'angle d'un mur, le chien est un animal curieux, le meilleur moyen d'être discret c'est de l'ignorer. Toujours en cas de peur, il faut éviter les gestes de panique comme les cris, les chiens savent d'instinct qu'un animal apeuré est un animal dangereux. Si d'habitude la peur n'enlève pas le danger, ici elle le crée. Les gestes brusques peuvent être interprétés comme des actes d'agression et déclencher une attaque de défense. Il ne faut pas non plus fixer un chien dans les yeux, c'est un acte de provocation, cela ne signifie pas qu'il ne faille pas jeter un coup d’œil au regard de l'animal (riche d'information). Il faut éviter de se cacher derrière un muret ou un obstacle inefficace, le chien pourrait s'en servir pour sauter plus haut. Il faut également éviter de prendre dans les bras un enfant (ou son yorkshire), la curiosité pourrait pousser un chien à sauter et à mordre cette chose sans que l'on ne puisse rien faire puisqu'on a les bras pris. Il vaut mieux mettre un enfant derrière soi pour le protéger. Quelques mots sur l'intimidation. Si l'on tente d'intimider un chien, il y a de grandes chances que cela marche car la plupart des chiens ne sont pas vraiment dangereux. Mais cela implique de bien savoir reconnaître un chien déterminé, à défaut il y a toutes les chances de déclencher l'attaque d'un tel animal. Il faut alors se rappeler que les chiens sont plus agiles, plus rapides que nous. Que leur morsure est puissante et leur résistance à la douleur supérieure à la nôtre. Les professionnels du monde canin préfèrent généralement rassurer les chiens plutôt que de les intimider, ça n'est pas sans raison.


En cas d'attaque.

En adoptant une attitude de retrait face à un chien agressif, il y a toutes les chances que l'on passe sa vie sans jamais être mordu. Malheureusement, le risque zéro n'existe pas, pour peu que l'on ne voie pas l'animal, on peut être attaqué sans aucune chance de désamorcer la situation.

Se défendre

Dès lors que l'attaque est déclenchée (le chien vous a mordu, bousculé, a essayé de vous mordre...) il va s'agir de se défendre et de mettre fin à l'attaque. Dès lors, il faut hurler, cela n'aggravera pas la situation et avec un peu de chance on peut être entendu. Il n'existe pas de technique unique de défense face à un chien, car les chiens sont nombreux et différents. Certains attaqueront de face, d'autres par derrière, il y a des chiens de 5 kilos et d'autres de 50, certains chiens sont quasiment insensibles à la douleur ! Il s'agit donc avant tout d'éviter d'être mordu car une morsure peut s'avérer douloureuse au point d'en perdre connaissance. Il faut tout faire pour rester debout, si le chien cherche à attaquer aux bras ou à percuter il ne faut pas reculer mais s'écarter. Inutile de jeter des objets qui pourraient servir de bouclier, un chien les évitera presque toujours. Si l'opportunité se présente, il faut frapper l'agresseur mais en n'utilisant pas ses jambes ou ses bras, il y a toutes les chances qu'il évite le coup et morde aussitôt le membre. Mieux vaut utiliser un bâton, une pompe à vélo etc., et frapper plutôt une zone sensible comme le museau, les yeux, les oreilles. Si l'on n'a ni bouclier ni arme, pour parer une attaque de chien mieux vaut s'écarter que reculer, et le frapper avec ses pieds sous les côtes, par le côté, cela lui coupera la respiration en limitant le risque de morsure.

Face à plusieurs chiens

Face à plusieurs chiens, il est très important de protéger son dos en s'appuyant contre un arbre, une voiture... C'est une stratégie classique chez les chiens que de focaliser l'attention de la proie sur un élément en face et de l'attaquer dans le dos et sur les côtés. Si possible diriger son agressivité contre le meneur.

Si l'animal parvient à saisir un membre, il ne faut pas le secouer, cela ne ferait qu'aggraver les blessures. Il est préférable de chercher à faire lâcher le chien de lui-même (en le frappant sur le museau et la truffe, en l'étranglant, en le poignardant à la gorge...), il n'y a pas pratiquement aucune chance d'écarter soi-même la mâchoire d'un chien, la pression est bien trop forte. Attention tout de même à ne pas s'exposer à des blessures plus graves en approchant son visage du chien par exemple, il ne lui faudra qu'une fraction de seconde pour qu'il lâche le membre et saute au visage ou à la gorge.

Si l'on se retrouve à terre parce que le ou les chiens s'avèrent trop puissants, il ne faut penser qu'à sauver sa vie. Mieux vaut essayer de rester face contre terre, jambes serrées pour préserver ses artères fémorales, et utiliser ses bras pour protéger sa nuque. Si l'on est allongé sur le dos, garder ses jambes serrées, ramener ses genoux devant son ventre et utiliser ses bras pour se protéger le cou et le visage. Aussi difficile que ce soit à faire, il faut essayer de rester immobile et de se faire aussi compact que possible.

Témoin d'une attaque ?

Si l'on est témoin d'une attaque, il est très difficile d'affirmer ce qu'il faut faire. Dans une zone peu habitée, sans moyens de communication, alors qu'une meute s'en prend à un homme, le risque est d'augmenter le nombre des victimes, ou de lui sauver la vie.

En cas d'intervention, il faut jouer la carte de la surprise et de l'intimidation. Avant de se lancer dans la mêlée, mieux vaut mettre un maximum de vêtements, s'enrouler quelque chose autour de la gorge, et surtout s'armer. Ensuite il faut faire du bruit, se faire gros et méchant. Une attaque par surprise s'avérera généralement plus payante.

Face à un chien seul, on peut le saisir aux testicules, les presser fortement, voire soulever l'animal. Il lâchera sans doute sa proie mais il y a toutes les chances qu'il se retourne contre soi.

Tous ces conseils ont bien sûr une limite, ils ne remplaceront jamais l'expérience. Il vous appartient d'aller au-delà si vous devez vous rendre sur une zone connue pour ses chiens dangereux. Allez discuter avec des professionnels, formez-vous au besoin.


Le matériel de protection.

Il existe sur le marché des produits répulsifs contre les chiens. Les deux principaux étant le spray au poivre et l'émetteur d'ultrasons. Ces deux produits nécessiteraient une revue de matériel sérieuse. Ils ne sont cités ici qu'à titre anecdotique. On peut tout de même douter qu'ils suffisent face à une meute ou à un chien vraiment déterminé. Il va sans dire qu'une utilisation abusive de ce matériel sur un chien peut entraîner de la part du propriétaire des poursuites judiciaires.


Les conséquences d'une morsure.

Conscéquences médicales

Les conséquences médicales engendrées par une morsure sont multiples. Les plaies sont les plus spectaculaires, mais il faut également penser aux infections, aux traumatismes en cas de choc, et aux effets psychologiques.

Peu importe la gravité des blessures, il est essentiel de consulter un médecin. Certaines morsures n'apparaissent que sous forme de points à l'endroit où les crocs ont pénétré, ces blessures peuvent faire plusieurs centimètres de profondeur et nécessiter une exploration chirurgicale.

En cas de déchirure, les points de suture sont évités en raison du risque d'infection. La plaie est nettoyée, désinfectée et maintenue ouverte, protégée par des bandages gras. Au bout de quelques jours seulement la suture est réalisée. Il est à noter que pour le visage, en raison de l'œdème secondaire qui apparaîtra, et dans certaines circonstances, la suture est tout de même pratiquée, les résultats esthétiques en sont meilleurs. Cela implique un traitement médical antibiotique parallèlement. En cas d'arrachage de matière, le mordu peut être amené à recevoir des greffes ; rappelons que c'est suite à une morsure de chien qu'a été pratiquée la première greffe partielle de visage.

Le risque infectieux n'est surtout pas à négliger, encore une fois il faut consulter quelle que soit la gravité des blessures. La bouche canine véhiculant un grand nombre de microbes, les plaies peuvent facilement s'infecter. Il est donc essentiel de les nettoyer et de les désinfecter régulièrement. Il est aussi essentiel d'être à jour dans sa vaccination antitétanique. En cas de morsure douteuse un traitement préventif à base d'immunoglobuline existe. Rappelons que le tétanos cause 500 000 morts par an à travers le monde et qu'en cas de maladie déclarée le traitement est long et contraignant.

Quant à la rage, elle nécessite que l'animal soit examiné, c'est pourquoi il faut éviter de le tuer. Il subira (en France) le test mordeur, c'est un suivi vétérinaire étalé sur 15 jours. En cas de doute, ou si l'animal est inconnu, le traitement sera mis en place. Il s'agit de vacciner le mordu durant la période d'incubation de la maladie (2 à 8 semaines). Si la maladie est déclarée, il n'existe pas de traitement, elle est le plus souvent mortelle. La vaccination avant un départ dans une zone contaminée est essentielle, d'autant plus que les vaccins n'ont pas tous la même qualité dans le monde ! Il est aussi préférable de s'équiper d'un désinfectant à base d'iode qui élimine le virus.

Dans l'hypothèse d'une morsure loin de tout service médical, il faut nettoyer, désinfecter et protéger la plaie plusieurs jours avant de suturer. Mais si la plaie s'avère handicapante (sur une articulation par exemple), il faut envisager de suturer immédiatement en écartant les points au maximum pour la laisser « respirer ». La prise d'un traitement antibiotique préventif doit être également envisagée. Rappelons que tout traitement médical doit être prescrit par un médecin. En cas de voyage à l'étranger, il vous appartient de vous informer et de vous former auprès de professionnels aux gestes médicaux que vous pourriez être amené à effectuer. Parmi les conséquences des morsures, il faut noter que des traumatismes peuvent résulter d'un choc avec le chien ou d'une chute, du simple bleu au traumatisme crânien. C'est particulièrement vrai dans un schéma gros chien - petit enfant, il ne faut donc pas se focaliser uniquement sur les plaies. C'est aussi vrai pour le choc psychologique : bien qu'impressionnantes les morsures au visage (les plus fréquentes chez l'enfant) ne doivent pas entraîner de réactions horrifiées qui ne feront que terroriser un peu plus l'enfant. Attention aussi aux réactions de culpabilité chez l'enfant. Enfin dans le traitement post-morsure il sera important de tout faire pour que l'enfant ne développe pas une psychose du chien, la peur n'enlève pas le danger, bien au contraire !

Conscéquences légales

D'un point de vue légal : en cas de poursuite pénales, le responsable peut être condamné en raison de la divagation de l'animal (Article R.622-2 du code pénal) ou de l'excitation d'un animal dangereux (Article R623-3 du code pénal). Il est important de demander une attestation médicale, dans l'idéal d'un médecin légiste. Si les blessures sont graves, les faits peuvent être qualifiés différemment, ainsi des propriétaires ont déjà été condamnés pour « mise en danger d'autrui par manquement à une obligation de sécurité ». En France, le propriétaire du chien est civilement responsable. À défaut de propriétaire, c'est la commune qui est responsable des animaux en divagation. Les dégâts matériels sont donc pris en charge par ces derniers, ainsi que les éventuels dommages et intérêts (Article 1385 du Code civil). Néanmoins, avant d'engager des poursuites, il faut se rapprocher de l'assurance du propriétaire qui pourra prendre en charge les remboursements. Enfin tout animal mordeur (ou griffeur) doit être suivi par un vétérinaire (test mordeur) aux frais du propriétaire (Article L.223-10 du Code rural). Un dernier point, il est fréquent que des maîtres de chiens se fassent apostropher sur l'obligation de tenir leur chien en laisse. En zone urbaine, c'est tout à fait juste, en revanche en zone rurale le propriétaire doit répondre à trois obligations : le chien doit être surveillé, pouvoir être rappelé, et à moins de cent mètres de son maître (Article L211-23 du code rural). À quoi l’on peut ajouter qu'il ne doit pas commettre d'action de chasse (ce qui est assimilé à du braconnage) s'il n'accompagne pas un chasseur.


Conclusion

Pour conclure il est important de ne pas oublier que le chien est incontestablement le meilleur ami de l'homme depuis des millénaires, assistant les chasseurs, protégeant et conduisant les troupeaux. Aujourd'hui plus que jamais il se rend utile, il guide nos aveugles, traque la drogue, les armes, les explosifs, il sauve des victimes d'avalanches ou de séismes, tient compagnie aux personnes seules... La plus grande marque de respect que l'on peut avoir à son égard est de ne pas oublier ce qu'il est : un animal.

En bref

Tout d'abord, il est important de noter que, de façon très courante, il existe un décalage entre ce que nous voyons et croyons comprendre et ce que perçoit un chien. Il faut être bien conscient que cet animal, si familier soit-il, est un mammifère prédateur, grégaire et territorial. De ce fait, les attitudes et les comportements de nos chers compagnons sont régis par des lois ancestrales et immuables. Et ce n'est qu'après acceptation de cet état de choses et une étude des principes qui lui sont associés que l'on sera en mesure de comprendre... le chien.

Rencontre

Il arrive parfois que l'on croise un chien seul, sans maître, dans les bois ou dans la rue...

Le premier comportement à adopter est de l'ignorer.

  • Continuer son chemin sans lui prêter attention.
  • Ne pas changer d'allure ni de trajectoire.

Un chien, quel qu'il soit, s'arrêtera sur ce qui lui semblera inhabituel.

C'est le cas chez tous les animaux... y compris les humains.

(cf. l'inconnu peut présenter un danger)


Un bref changement d'allure ou de trajectoire donnerait au chien une information. (Trahir une crainte... ou préparer une action). Quoiqu'il en soit, le but du promeneur sera de "mettre dans la tête du chien" qu'il ne représente rien d'autre qu'un promeneur.

Plusieurs scénario se présentent alors.

Le chien continue son chemin, nous ignorant autant que nous l'ignorons.

C'est le but à atteindre.

Il faut absolument garder à l'esprit que, 99 fois sur 100, le chien agira "en fonction de nous".

Le chien, surpris par cette rencontre inattendue, s'arrête et aboie.

Un chien qui aboie le fait, en général, pour empêcher le contact.

  • Continuer son chemin comme s'il n'était pas là.

A ce niveau d'inquiétude (pour le chien), le moindre changement de comportement de notre part le forcerait à s'interroger sur nos raisons et risquerait de le rendre plus insistant.

Le chien aboie et vient vers nous.

  • S'arrêter et ne plus bouger.
  • Ne pas le regarder directement.

Ne connaissant ni le chien, ni les raisons qui le poussent à s'imposer de la sorte... il faut adopter un comportement neutre.

Un regroupement (si plusieurs personnes), des cris, des gestes brusques etc., seront perçus par le chien, comme une confirmation du risque qu'il voyait possible en nous.

Certains chiens iront jusqu'à faire de "fausses charges" (simulacres d'attaques), afin de nous couper l'envie de devenir une menace. Une fois le chien convaincu que nous ne représentons aucun danger (n'ayant eu aucun comportement), il abandonnera la place. Le rituel peut durer quelques minutes.

Rester complètement immobile, sans regard direct, sortira quiquonque de la majorité des rencontres canines inquiétantes.

Le chien nous fonce dessus sans aboyer.

Il y a de fortes chances pour que ce chien soit sûr de lui et ait la ferme intention de nous mordre. Dans ce cas de figure, il faut agir très vite !

Trois possibilités s'offrent à nous, et le choix de l'une d'entre elles dépend de chaque situation et de l'appréciation de chacun. (cf. le gabarit du chien et sa détermination apparente.)

  • 1 Rester complètement immobile et croiser les doigts très fort.(ceci reste la meilleure méthode et la moins risquée)
  • 2 Tenter un gros coup de bluff en faisant front. Avancer tout droit vers le chien, sans menace, avec un très crédible, fort et ferme: "NON!". (en comptant sur la grande probabilité qu'il connaisse cet ordre). Si le chien s'arrête, il faut faire de même immédiatement. Prendre une attitude neutre un instant et reprendre tranquillement son chemin. Si il devait revenir aussitôt, il faut lui faire face et prendre à nouveau une attitude neutre. Attendre le maître, ou que le chien abandonne la place.
  • 3 Il n'y a aucun doute sur le danger immédiat. (le chien est visiblement "féroce" et semble "vouloir en découdre"). Dans ces circonstances, il faudra impérativement improviser un bouclier... un sac, un vêtement, n'importe quoi que le chien "pourra" mordre.

Des tests réçents ont montré que des chiens de 25 à 60 kg avaient une capacité de pression dans la machoire de, respectivement, 100 à 300kg. Quelqu'un qui subirait une telle morsure serait dans la prèsque-incapacité de réagir physiquement. La douleur étant trop importante et insoutenable.

Une esquive de dernière seconde pourrait être effectuée afin d'éviter l'impact dû à l'élan du chien. Elle n'empêcherait pas la suite des évênements et renforcerait l'agressivité du chien... Néanmoins, elle aurait comme intérêt de permettre... de finir d'enlever son sac à dos (par exemple).


Ce qu'il ne faut absolument pas faire

Regarder directement (dans les yeux) un chien qui nous aboie dessus

(et qui n'est manifestement pas en train de vouloir attirer notre attention pour jouer à la balle!)

Il pourrait interprêter ce signe (universel) comme un défi, une menace, et c'est ce que nous ne voulons surtout pas.

Faire des gestes brusques

Faire des gestes du bras associés à un "va-t-en!", des coups de pieds dans des cailloux... sont autant de signes pouvant être perçus comme des menaces. Il arrive même un stade, lorsque le chien devient très menaçant, aboyant à quelques centimètres, et qu'il faut rester immobile, où le moindre geste de notre part pourrait être suivi d'une fulgurante attaque. A ce niveau de menace et de stress, un chien interprêtera le moindre mouvement comme une prise de décision de faire face à l'affront.

Fuir

C'est le pire scénario. Cela déclencherait ce qui s'appelle un effet de proie. Facilement observable lorsqu'on lance une balle à un chien... il la poursuit ! Nous lui disons: "va chercher!" et lui entend: "poursuis et neutralise-là" ! Nous devons être conscient de ce décalage.

Il se produit le même phénomène avec tout ce qui s'éloigne du nez d'un chien. Ainsi, tout jogger, cycliste ou promeneur qui se fait poursuivre par un chien, doit impérativement s'arrêter, s'immobiliser et attendre, afin de sortir au plus vite de ce schéma de proie. Toute tentative de fuite, même à velo, est illusoire et ne ferait qu'augmenter cet effet de proie et la détermination du prédateur qui lui est associé.

Dans ce cas de figure, les éventuelles morsures ne seraient plus défensives (rapide coup de dents... pour "mettre en garde") mais beaucoup plus sérieuses.

Le comportement des jeunes enfants, pour certains chiens peu socialisés, est directement associé aux schémas du comportement d'une proie.

  • Des cris.
  • De grands gestes.
  • Et une fuite.

Ce sont 3 codes comportementaux que toute proie potentielle adopte face à un prédateur (les cris en moins pour certains animaux), 3 codes représentant : surprise/peur + volte-face + fuite. Le cocktail idéal pour déclancher une attaque de prédation. Voilà pourquoi les enfants représentent la majorité des victimes de morsures de chiens. Ils sont mordu très souvent au visage parceque ce dernier se trouve à la même hauteur que la tête du chien.


Urgence immédiate

Si par malheur un chien avait pris une prise (mordre sans lacher) sur nous ou un tiers , il faudrait le mettre dans l'incapacité de respirer. Non pas en l'étranglant mais en lui "coupant le souffle".

Ce résultat peut être obtenu de deux manières:

  • en lui administrant un très violent coup sur le larynx. (la gorge)
  • en lui administrant un très violent coup de pied dans "le côtes flottantes".

(à 45° vers l'avant étant l'idéal)

Ces techniques ne sont à utiliser que dans des cas extrèmes de sécurité générale immédiate (ces coups pouvant, seuls, entraîner la mort d'un chien)

ce que les enfants devraient savoir

Extrait de Carcajou N°1, le trimestriel gratuit du Centre d'Etude et d'Enseignement des Techniques de Survie (CEET's)

Par Marc Launay

Les enfants et adolescents représentent la grande majorité des victimes de morsures. En intégrant les quelques règles qui suivent, ils éviteront les cas les plus banals de morsures. Avant tout, quelques rappels pour les "grands". La plupart des morsures subit par les enfants ont lieu au visage, il est donc important que les chiens n'aient pas le droit à des positions surélevées (cannapé, lit...). De plus une position haute est un signe de pouvoir. Dans le même esprit : les couloirs, entrée, chambre ne sont pas de bons endroits pour installer les paniers de chiens, ils peuvent développer un instinct de "douanier" et autoriser ou non le passage.

Comment se présenter à un chien :

  1. Si le chien n'est pas avec son maître, que je le connaisse ou non, je ne le touche pas. Pourquoi ? Un chien, docile avec son maitre, peut considérer qu'en son absence il doit le remplacer à la tête de la meute. Les chiens ont parfaitement conscience d'avoir affaire à un enfant, ils ne le considererons pas comme un "maitre".
  2. Avant de caresser un chien je demande au maître si je peux.
  3. Je me présente toujours à un chien par l'avant. Je lui parle toujours quand je suis à deux mètres de lui pour qu'il ne soit pas surpris.
  4. Quand je vois un chien pour la première fois de la journée, je me met à genoux (si je suis plus grand que lui), à environ un mètre. Je lui tend la main ouverte pour qu'il la sente. S'il l'accepte, je lui caresse les joues mais pas la tête.
  5. Je ne fixe jamais un chien dans les yeux. Si à un moment il grogne ou se montre aggressif, je m'éloigne sans courrir ni crier.

Les sanctuaires :

Un chien doit avoir un certains nombres de sanctuaires sacrés. Un sanctuaire est un lieu ou seul le chien à le droit d'être. Un enfant n'a pas le droit de carresser, de jouer ou d'embeter le chien dans ces lieux de calme absolu. Il y a la gamelle au moment du repas, le ou les paniers, à vous de voir s'il y a besoin de créer d'autres sanctuaires. Ces endroits sont important pour que le chien puisse s'isoler, et ils apprennent à l'enfant que le chien est un animal que l'on doit respecter et non une peluche.

Enfin il est important de rappeller qu'un chien ne doit jamais être avec un enfant sans la surveillance d'un adulte responsable. Il ne faut pas hésiter à mettre fin à un jeu avant que l'énnervement ne mène à l'accident.