Tir de défense

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Sommaire

L'emploi de l'arme à feu dans le cadre de la légitime défense

Différence tir de défense et tir de combat

Les caractéristiques du tir de défense

Le tir de défense s'inscrit dans le cadre de la légitime défense. Ceci signifie une proportionnalité face à la menace. Compte tenu du caractère potentiellement mortel de l'emploi d'une arme à feu dans le cadre de la légitime défense, la menace doit être également de cet ordre de grandeur. Par exemple agression avec une arme à feu, agression avec un couteau. Une agression avec un spray au poivre ou une claque ne justifie en aucunement l'emploi de l'arme à feu.

Le tir de défense implique toujours des distances faibles. Pour la simple raison qu'il est difficile de subir une agression à distance.

Les dernières statistiques en provenance des Etats Unis sur le tir de défense civil donnent l'image suivante:

  • 52% des agressions au domicile,
  • 32% au lieu de travail,
  • 9% dans des lieux publiques
  • 7% dans un véhicule.
  • En moyenne 2 coups tirés
  • Les tirs ont dans la grande majorité été effectué à très courte distance, mais juste avant le contact.
  • Dans la grande majorités des cas, il y a eu communication verbale avant le tir
  • Il n'y a quasiment jamais eu de surprise ou le tir devait être effectué dans un laps de temps très court.
  • Dans la quasi totalité des cas, l'agression à cessé immédiatement soit par fuite de l'agresseur ou par incapacitation immédiate, le bruit du tir faisant fuir les autres agresseurs (s'il y en avait)
  • Dans 53% des cas un des agresseurs à été tué
  • L'arme n'était portée que dans 20% des cas, dans tout les autres cas, le défenseur à du la chercher quelque part.
  • Dans 78% des cas une arme courte à été utilisée contre 13% des cas une arme longue, le reste inconnu.

Le calibre

  • 61% du 9mm
  • 23 % .380 et moins
  • .40 et au dessus 15%

Ces chiffres ne peuvent pas être transposée tel quel sur le continent européen ou la culture de l'arme à feu est très différente, son accessibilité et surtout la législation différente. Mais on peut en tirer quelques traits généraux en ce qui concerne le tir de défense dans un cadre légal par des civils.

Ceci ne concerne bien sur qu'une sélection positive, mais on sait aussi que rare sont les cas ou l'agresseur à pris le dessus et que dans 99% des cas la seule présentation de l'arme à permis de stopper l'agression.

Si l'on s'intéresse à l'emploi de l'arme à feu par des policiers on trouve le tableau suivant:

Image:DISTANCENYPD.png


Image:DISTANCESUCCESNYPD.png

A nouveau l'emploi de l'arme à feu s'est fait dans 86% des cas à moins de 7 mètre et 69% des cas à moins de 2 mètres. De manière intéressante la probabilité de toucher n'est que de 17% entre 3-7 mètres et inexistante à 25mètres, la distance standard d'entraînement du tir sportif.

De tout ceci ont peut distiller les conclusions suivantes:

  • L'emploi en légitime défense d'une arme à feu s'effectue la majorité des cas à une distance inférieure à 3m
  • Avant le tir dans la majorité des cas une interaction verbale a eu lieu entre l'agresseur et le défenseur.
  • A plus de 3 mètres on est sur de rater et à 25 m vaut mieux éviter de tirer car on va rater et si l'on touche la légitime défense deviendra quelque peu difficile à prouver.
  • Lors de l'emploi d'une arme à feu en légitime défense le risque est très élevé de tuer l'agresseur.


Les caractéristiques du tir de combat

Le tir de combat est caractérisé par le fait que l'on est l'agresseur dans un cadre précis qui peut être militaire ou policier, mais toujours effectué par des personnes spécialement formée à cet effet. C'est réservé à l'armée, des forces spéciales ou des troupes d'intervention.

Le but est de neutraliser un adversaire armé qui ne nous menace pas directement à l'instant. Il ne s'agit donc pas de défense mais bien d'attaque. Les raisons peuvent être diverse, du forcené qui tient des otages à la guerre proprement dite ou il s'agit de prendre une position, au tueur amok qu'il s'agit de neutraliser.

C'est toujours le fait d'un groupe de personnes et non d'un individu, cela implique une formation poussée au tir et déplacement en groupe ainsi que de l'emploi d'armes très diverses, du pistolet, au fusil, en passant par la mitrailleuse, le PM et la flash Bang. Aujourd'hui la notion de tir combat armée vs forces civiles tend à devenir floue, compte tenu de conflits de plus en plus asymétrique dans des zones civiles et des personnes qui sont tant civiles que combattantes.

En résumé, le tir de combat est du travail d'équipe par des personnes spécialement formée normalement en mode pro-actif impliquant également du tir à distance, tandis que le tir de défense est le fait d'une personne isolée avec une formation sommaire voire aucune formation dans un mode réactif et à des distances de conversation.

Avantages et désavantages de l'arme à feu dans la légitime défense

Avantages:

  • Arme de distance
  • Est un moyen de communication avec un message très clair même sans tirer.
  • Utilisable contre plusieurs agresseurs

Désavantages:

  • Ne stoppe pas toujours
  • Souvent létal
  • Mauvaise acceptation sociale et législation très contraignante

La grande discussion du calibre et de l'ogive de la mort qui tue

Il y a quelques points à considérer et surtout de nombreux mythes à évacuer.

Le plus important il est extraordinairement difficile de stopper instantanément un agresseur avec une arme à feu, même s'il est très facile de le tuer. Le seul moyen d'y arriver est de toucher soit le cerveau soit le coeur. Dans le premier cas il s'agit d'une zone grande comme une carte à jouer dans le deuxième cas une zone grande comme un main. Ce qui est facile en statique devient un coup de chance en dynamique, même pour des personnes entraînées. Alors qu'en est il du calibre, et bien il détermine dans le cadre des armes de poing la grosseur du trou qui va varier de 5.6mm pour du 22lr a 11mm pour du 45 ACP. Alors c'est sur qu'un gros trou est mieux qu'un petit. Mais du 45 ACP dans un poumon ne va rien stopper tandis qu'un stupide 22lrf dans le coeur stoppe. Alors ce n'est pas pour se faire l'avocat du 22lr, mais pour dire que le meilleur calibre est celui avec lequel on touche sous stress en dynamique et sous mauvaise lumière sa cible.

En règle générale il s'agit du 9x19, une augmentation de la puissance en prenant pour le même diamètre du 357mag n'apporte rien sinon d'avoir peu de capacité (vu revolver) et de bonne chance de rater sa cible. Le 45 ACP, le calibre cher aux US est utilisable, mais demande une meilleure maitrise du tir et normalement moins d'ogives à dispositions.

Maintenant la fameuse balle « DUM_DUM » qui fait un trou gros comme une citrouille à la sortie en ayant emporté au passage la totalité des organes internes. Ben c'est un mythe. Premièrement, il n'y a pas de balle « dum-dum » pour les armes courtes mais des munitions expansive (en règle générale à tête creuse. Ca marche pas très bien en 45 ACP en raison d'une vitesse trop faible de la balle, ça marche assez bien en 9mm. Ce qui se passe, le diamètre va augmenter à 12mm, mais ce qui est vraiment important, il est probable que l'ogive va rester dans le corps de l'agresseur et non faire ailleurs des dégâts collatéraux.

Donc la seule et unique raison d'employer des balles expansives est de diminuer les dégâts collatéraux, en terme d'arrêt de l'agression ces balles on très peu d'impact.

A ce moment ce pose la question pourquoi dans la pratique les agresseurs arrêtent leur agression. Probablement car ils se rendent compte qu'ils sont touché, et qu'en fait l'arrêt instantané est plutôt un phénomène psychologique, par contre le décès plus tardif bien du aux dégâts de la balle. Ceci est bien corroboré par le fait que souvent les agresseurs capables d'encaisser des quantités invraisemblable de balles et de continuer l'agression, sont sous l'influence de drogues.

Le seul moyen aujourd'hui de tirer pour s'assurer un arrêt de l'agression est de suivre le très politiquement incorrect. « Shoot them to ground ». Autrement dit tant que l'agresseur est visible on tire. On le retrouve d'ailleurs dans les statistiques, soit un ou deux coups sont tirés et l'agression s'arrête soit tout le magasin y passe.

En ce qui concerne l'arme longue,le débat est très différent. Pour les carabines, la vitesse de la balle va créer par onde de choc un effet de cavitation qui va détruire bien plus de tissus que celui situé sur le trajet de l'ogive. En règle générale dans un corps humain environ 500ml pour du .223. Et là on comprends que ce type de munition stoppe. De plus si c'est de la munition expansive,, vu la longueur initiale de l'ogive, le trou par exemple pour du .223 sera de 4cm.

Le plus effectif est de prendre de la munition de chasse qui est conçue pour faire tomber l'animal du premier coup, à la différence de la munition de guerre qui doit suivre les conventions de Genève et ne doit pas être « trop » mutilante.

Comment apprendre l'emploi de l'arme en légitime défense et quelle place à le tir sportif dans cet apprentissage

Le tir sportif n'apprend pas à tirer en situation de légitime défense et n'apprend pas à vivre avec une arme.

Même l'IPSC, qui est considéré par de nombreuses personnes mal informée comme du tir de combat n'est pas une très bonne préparation. Même si les champions d'IPSC son extraordinaire en terme de maitrise de l'arme y compris en dynamique il leur manque un élément essentiel qui est le sens tactique. Imaginez vous que les cibles d'IPSC soient des hostiles armés, la durée de survie d'un champion se compterai en secondes. Par contre en ayant des bonnes bases de tir de défense l'IPSC est un très bon moyen de s'entraîner à tirer.

Conclusion, il faut suivre des cours de tir de défense. L'investissement en temps est d'ailleurs relativement faible pour apprendre les bases. 1 Jour de cours de base, 2-3 entraînements puis un cours de techniques avancées de 1 Jour et le citoyen lambda peut utiliser avec de bonne chance de succès son arme de poing. Par la suite un entraînement tri annuel de 2-3 heures et un cours de rafraichissement annuel et son niveau sera nettement supérieur à celui de nombreux représentant armés des forces de l'ordre. Après bien sur on peut perfectionner, mais cela devient moins une obligation qu'un plaisir personnel.

Historique du tir de défense au pistolet

Le pistolet n'est devenu qu'une arme de défense utilisable que depuis l'invention de la cartouche métallique (voire du revolver avec amorces métalliques) . Avant ce n'était qu'un moyen de transition avant l'emploi de l'arme blanche, nettement plus meurtrière.

Le mythe du Far-west avec les duels au revolver est bien un mythe. L'arme la plus répandue étant le fusil de chasse à canon lisse et les problèmes se réglaient par un coup de chevrotine dans le dos et non dans des duels à la Sergio Leone.

Au début du siècle, d'innombrables pistolets automatiques on été vendu comme arme de défense dans le calibre 6.35. Le citoyen mettait ce type de pistolet dans sa poche, dans le but de se défendre. On ne sait pas grand chose de l'efficacité véritable. Ce qui est sûr il n'y avait aucun concept sur l'emploi de ces armes.

Image:635.png

Dans les armées le pistolet a surtout servi comme signe d'autorité aux officiers. Ce qui explique que l'enseignement du tir au pistolet dans les armées à longtemps été le tir a 25/50 à une main dans la position de la cafetière.

Durant la guerre de 14-18, le pistolet fut employé dans les tranchées, en raison de l'encombrement des fusils, l'apparition du pistolet mitrailleur à rendu cet emploi obsolète.

Dans les années 30 Shanghai était une ville à haute criminalité. Le capitaines W.E. Fairbairn et E.A. Sykes ont développé des méthodes de l'emploi de l'arme courte qui étaient révolutionnaire pour l'époque mais avec une efficacité certaines vu les statistiques. 666 confrontations armées pour la police de Shanghai avec des criminels en 12 ans. 260 morts chez les criminels contre 42 chez les policiers, et des chiffres semblables en ce qui concerne les blessures.

Les connaissances acquises à l'époque n'ont pas été formalisée jusqu'à la deuxième guerre mondiale. En 1942 l'OSS (Office of strategic Services) à commencé à former des hommes pour des opérations clandestines derrière les lignes. D'ailleurs les techniques de self défense pure que l'on enseigne aujourd'hui peuvent être retracé jusqu'à cette époque (la lecture à cet effet de « get though », « Defendu »de Fairban, et the close combat file of colonel Rex Applegate, on un interêt historique et éducatif certain). Sykes et Fairbain on donc été appelé par l'OSS pour enseigner leur technique de tir acquise à Shanghai dans les années 30. Ces techniques de tir et d'enseignement sont formalisé dans un livre écrit en 1942 « shooting to live ».

Les points forts développés par Fairbain et Sykes sont les suivants:

  • Le tir intervient à moins de 4 mètre et le plus souvent à moins de 2 mètres
  • Le tir sportif à 25/50 n'apporte quasiment au rien au tir de défense, au contraire
  • L'entrainement doit comprendre le tir en mouvement ainsi que le tir sur cibles en mouvements
  • Le tir de neutralisation multiple
  • Une arme fiable est primordiale
  • On utilise le tir instinctif

Dans ce dernier point se trouve la plus grande incompréhension qui concerne le tir de défense. En effet quand Fairbairn parle de tir instinctif il parle en fait de tir qui n'utilise pas les organes de visée mais de tir visé utilisant la silouhette du canon/arme pour viser. Il ne pense pas au tir au jugé depuis la hanche. Cette variante étant réservée pour Fairbain au tir d'ultra proximité, appellé aujourd'hui avec une petite variante tir en protection de l'arme, pour des distances de l'ordre de moins d'un mètre.

Cette erreur est toujours d'actualité puisque en Allemagne par exemple le tir au jugé est toujours partiellement enseigné aux forces de l'ordre sous le terme de « Hüftschuss » ou il s'agit de toucher depuis la hanche une cible à 7mètres et de « Deutschuss » ou en position Weaver on est sensé toucher une cible à 15 mètres.

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En fait on trouve dans les techniques de Fairbain et Sykes tout ce qui fait le tir de défense moderne.

Par la suite tout cet enseignement c'est perdu et les forces de l'ordre partout dans le monde ont reçus un enseignement de tir sportif à la cible.

A noter que Fairbain et Sykes durant la deuxième guerre mondiale on aussi enseigné l'utilisation du Pistolet mitrailleur (Thompson) et fusil (carbine 30M1) toujours à des distances de <10 mètres.

Parallèlement le FBI qui avait des pertes considérables dans les années 30 à envoyé Hank Sloan suivre un enseignement auprès des marines qui étaient les seuls à avoir encore une certaine expérience du combat. Sloan à ensuite développé un système de tir enseigné à Quantico, l'académie de tir du FBI en Virginie.

Ce que Sloan avait développé était un net progrès, par rapport au tir sur cible. Ceci consistait en un parcours de tir, préétabli. Cependant plusieurs problèmes se posaient, dont l'obligation pour les détenteurs de pistolet de recharger après cinq coups (pour ne pas prétériter les possesseurs de revolvers) un déroulement fixe ainsi que des positions peu naturelles.

Le parcours:

  • Tir de la hanche instinctif à 7m
  • Tir couché à 35 m
  • Tir assis à 30m
  • Tir derrière une barricade 20m
  • Tir a genoux 15m
  • Tir instinctif en Weaver 15m
  • Tir de précision 1 main 10m
  • Tir de précision 2 mains 10m

On remarque les distances n'ont rien à voir avec la réalité du tir de défense au pistolet et l'emploi du tir instinctif dans la réalité abouti a un arrosage dangereux.

Dans les années 60 la méthode FBI fut importé en Europe par Raymond Sasia, qui créa à Paris une école de tir le (CNT). Progressivement cette méthode s'est imposée dans toute l'Europe.

Entretemps au Etats-Unis une nouvelle forme de tir c'est dévelopée. Em 1976 le lieutenant colonel de marine Jeff Cooper à fondé une école de tir l'American Pistol Institute qui est devenu plus tard le Gunsight Training center.

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1 - Toute arme est toujours chargée
2 - Ne jamais laisser pointer le canon d'une arme vers un objet qu'on ne veut pas détruire
3 - On ne pose pas le doigt sur la queue de détente tant que les organes de visées ne sont pas alignés
4 - Toujours être sûr de son but

Il a apporté plusieurs nouveauté dans l'emploi de l'arme de poing.

  • Le tir à deux mains en position Weaver
  • Le tir en utilisant les organes de visée et évacué le tir instinctif sans organes de visée
  • Et surtout les quatres règles de sécurité

Son idée était de créer un sport plus près de la réalité que le tir sur cible classique. Il s'agit de tirer de différentes distances et différentes position, statiquement et en mouvement sur des cibles. Le nombres de point divisé par le temps donne le rang. Ceci est connu aujourd'hui sous le nom de IPSC. Mais ceci reste un sport, même si l'habilité au tir des tireurs est très élevée. En effet, il n'y a pas d'effet de surprise, le fait que la cible est hostile n'es pas pris en compte (pas d'utilisation tactique du couvert) et le côté rituel qui veut que l'on tire deux coups par cibles indépendamments des besoins tactiques. Le résultat est un magnifique sport, mais pas un entrainement au tir de défense.

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Autre problème est l'utilisation de « space gun », sorte de F1 des pistolets totalements inadaptés au tir de défense, même si un utilisateur chevronné à une cadence de tir précis s'approchant de celle d'un PM.

Image:SpacGun.png

Chuck Taylor un capitaine de Rangers a combatu 18 mois au Vietnam et en a rapporté toute une série d'observations de l'emploi de l'arme légères qui vont servir de base à une réflexion plus globale. Il travailla chez Jeff Cooper de 1979-1980 et le quitta pour fonder sa propre école l'ASAA en raison de divergences de vue concernant l'utilité de l'IPSC en tant qu'entrainement de défense.

Les observations qu'il avait rapporté du Vietnam lui on fait prendre conscience que la majorité des morts et blessé étaient du à une instruction inadéquate à l'emploi de l'arme légère.

Il s'est focalisé sur plusieurs point:

  • Une instruction simple avec des gestes moteurs simple qui sont semblables d'une arme à l'autre
  • Le respect absolu des 4 règles de sécurité
  • Le maintient de l'arme en état de tir en tout temps
  • La résolution des problèmes de malfonctionnement d'une arme
  • L'intégration du fait que la menace vient de 360° et donc débuter de côté ou dos à la cible.

C'est le premier enseignement du tir de défense structuré des temps moderne. Sa méthode à connu un grand succès outre-atlantique ou elle à été adoptée par de nombreux corps de police et unités de forces spéciales.

En Europe l'ASAA fut représentée par Roger Swaelens, chef-instructeur de la Belgian Law Enforcement Agency responsable de la formation des professionel de la sécurité.

En Suisse dans les années 90 un groupe d'officier, qui ne se satifaisait plus de l'enseignement du tir en position de la cafetière. Ce groupe à réeussi l'exploit de faire introduire cette méthode en quelques années dans l'armée suisse. Elle fut adoptée pour l'ensemble de l'armée Suisse de 1994-1997. La gageure était d'avoir une système de formation applicable à un très grand nombre de personnes, de haut niveau et avec une sécurité maximale. Ceci fut atteint avec une adaptation de la méthode Chuck Taylor sous le nom de NTTC (nouvelle technique de tir de combat), appelée depuis 2004 simplement IT (instruction au tir).

Cette méthode d'enseignement a essaimée en Europe en particulier dans l'armée Belge et en partie dans l'armée française.

De tout ceci s'est dévelopé NDS, un organisme de formation sous forme associative (Suisse) ayant pour but le développement de techniques de défense à l'usage de l'armée et de la police à continué à développer le concept NTTC pour aboutir aujourd'hui à la MTC (méthode totale de combat) qui va garder le concept NNTC tout en intégrant d'autres armes ainsi que les armes qui ne sont pas à feu. En fait un continuum qui va de la résolution verbale d'un conflit à l'emploi du fusil d'assaut en passant par le spray au poivre et le bâton ou le pistolet.

Parallèlement, aux US, une figure remarquable du tir de défense a continué à déveloper ce concept. Il s'agit de Gabe Suarez qui tient une école de tir aux US. Suarez est un peu le « bad guy » du tir de défense et pour cette raison essaie toute sorte variantes, plus politiquement incorrectes les unes que les autres. Ce non-conformisme lui a cependant permis de voir que le mouvement était indispensable à la survie du tireur. Ceci est connu aujourd'hui sous le terme de « Get off the X », ce qui signifie en pratique, il ne faut pas rester statique, comme cible immobile, mais bouger immédiatement et répliquer en tirant.

Toutes ces écoles qui coexistent aujourd'hui ont chacune quelques spécificités, mais finalement le transfert d'information fait que le tir de défense est en continuelle mutation. En fait on va vers une simplification de plus en plus poussée d'une part, avec d'autre part le soucis de la sécurité et l'intégration du corps à corps et du couteau.

Finalement on se retrouve avec des concepts très très proches de ceux de Fairbane et Sykes avec en plus les 4 règles de sécurités.

D'après un texte de Moléson

--DavidManise 27 mar 2009 à 10:05:14 (CET)